Aujourd’hui, beaucoup attendent que ce soit l’autre qui porte la responsabilité de ce qui est, beaucoup, infantilisés, n’acceptent pas d’être jugés responsables de leur actes et pensées.
Mascarade pour brouiller les cartes, masquer la réalité, agiter un épouvantail pour stigmatiser une fraction de la population et rejeter la responsabilité de ce qui est sur l’autre. Polluer le débat citoyen…
Dans un monde où le paradigme imposé est celui de l’individualisation et du contrôle global du vivant, opposer la solidarité à la liberté individuelle est une hypocrisie, une de plus…
La solidarité ne peut exister sans conscience que l’énergie du groupe est plus puissante que celle de l’individu. Le choix de la solidarité est l’expression de sa liberté d’être, de penser et d’agir. Le refus aussi.
Cette opposition est un piège. Elle est destinée à pervertir l’idée que la solidarité est nécessaire mais ne peut être imposée, elle doit être consentie. La liberté individuelle et la solidarité ne s’opposent pas, elles se complètent.
Ce piège n’est-il pas également destiné à faire oublier, nier et contester que la domination du monde vivant, la nature et les animaux, par quelques uns, nous conduit dans une impasse mortifère, qu’il est urgent de comprendre qu’il ne faut pas lutter contre notre environnement, il faut vivre avec…
L’enjeu n’est pas de combattre un virus. Il s’agit de redonner du sens à ce qui est et ce qui sera, d’agir en toute conscience, calmement et raisonnablement. Quelle humanité souhaitons nous ?
Tel est mon crédo, je refuse l’hypocrisie.