Partir. Longtemps. Y a-t-il derrière cela la volonté de fuir quelque chose ?
Les voyages au long cours seraient-ils toujours une fuite ? Je me suis bien sûr interrogé sur moi-même. « Non, pour moi c’est autre chose. » … Étais-je dans le déni ? Le déni de ma propre fuite. Moi qui vois justement le voyage comme un retour à soi. Un retour à l’essentiel. Pour développer l’écoute intérieure. Alors où se situe ma fuite ? Suis-je en train de chercher à fuir cette société de consommation et son rythme effréné ? Ou peut-être quelqu’un, un souvenir du passé ? J’aspire à la simplicité, à l’authenticité, au partage, à l’échange, à la spontanéité, à l’accueil, à l’ouverture. Le slow voyage permet de se reconnecter à tout cela. Alors est-ce une fuite ? Ou une manière de se retrouver ? Ou peut-être un peu des deux… je ne sais pas…
Adepte du trek et de la randonnée en moyenne et haute montagne, j’ai découvert les chemins de Compostelle par hasard… Une première fois c’est toujours l’inconnue. Un chemin fait de volonté, de doute et de ferveur.
« Marcher, c’est retrouver son instinct primitif, sa place et sa vraie position, son équilibre mental et physique. C’est aller avec soi, sans autre recours que ses jambes et sa tête. Sans autre moteur que celui du cœur, celui du moral ». [Jacques Lanzmann]
Lorsque je marche dans la nature, je parle avec elle. Dans ces moments de dialogue intérieur, il me semble être en harmonie avec elle et en paix avec moi-même.
En cette nuit de pleine lune, où les anciennes souffrances se réveillent, il en est qui doivent rester secrètes. Elles nous enferment, inutiles d’enfermer l’autre…
Le pèlerin est quelqu’un qui cherche, il se met en route derrière un espoir.
Il croit qu’il y a une place pour lui dans le monde, et il le cherche, même sans savoir bon
Qu’est-ce qui le pousse ? Ou l’attire…
Est un homme qui aime la vie et veut la vivre avec un pourquoi.
En se mettant en route, il s’expose au Dieu de la vie qui peut changer le pourquoi de son existence.