Le pèlerin n’est pas un marcheur qui va d’un point vers un point B en cherchant à profiter au max du moment présent et à retenir un maximum de sensations, il cherche à donner un sens, un point de vue plus global, un regard différent sur ce qu’il voit, à travers son prisme et sa propre tectonique, va chercher à rassembler le puzzle de ma vie et du monde. Il cherche à voir, appréhender les relations, les liens entre toute chose.
Marcher en solitaire aide pour le retour sur soi mais retrouver des gens, mais communiquer avec des personnes du même niveau permet sans doute de mieux se connecter à ce qui fait de nous des humains, notre humanité.
Intégration dans une collectivité même s’il marche seul, le pèlerin dépend et a besoin de la collectivité. L’accomplissement personnel ne peut pas se concevoir sans les autres. Ce besoin est constitutif de l’homme, notre peut se concevoir sans ce besoin et cette nécessité.
Il avait décide d’alléger son sac à dos, sous le carcan de notre vie quotidienne , il est impossible de progresser et aller vers le meilleur. Il faut se décharger de ces pierres qui nous alourdissent, nous entrainent vers le fond, vers la médiocrité, vers notre côté obscure. Il ne faut garder que ce qui est utile pour aller de l’avant.